
« L’Éternel s’est souvenu de nous ; il nous bénira… (Psaumes 115:12) ». C’est ainsi que l’Éternel fait connaître comment il épargne dans la fidélité. Peut-être le lecteur est-il sous le coup du déplaisir de Dieu et se sent-il menacé d’une prompte condamnation. Eh bien, qu’à cause de cette parole, il ne désespère pas. Le Seigneur vous invite maintenant à considérer vos voies et à confesser vos péchés. S’il était un homme, dès longtemps il vous aurait retranché, et s’il agissait à la manière des hommes, nous serions anéantis d’un seul coup.
Mais Dieu n’agit pas ainsi avec nous, car « autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant ses voies sont élevées au-dessus de nos voies et ses pensées au-dessus de nos pensées ! »
C’est avec raison que vous considérez Dieu comme irrité, mais « il ne garde pas sa colère à toujours. » Si vous vous détournez de votre péché pour regarder à Jésus, Dieu se détournera aussi de sa colère. Parce que Dieu est Dieu et non pas un homme, il y a encore pardon pour vous, fussiez-vous vous-même plongé jusqu’à la tête dans votre iniquité.
C’est avec un Dieu que vous avez à faire, et non pas avec un homme dur, ni même avec un homme juste. Aucun être humain ne pourrait patienter encore avec vous : vous auriez fatigué un ange, comme vous avez usé votre père par le chagrin ; mais Dieu est lent à la colère et miséricordieux. Mettez-le à l’épreuve. Confessez lui vos fautes et abandonnez vos mauvaises voies.
Charles Spurgeon
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