“Son père le vit et fut touché de compassion…” Luc 15.20. Dans la parabole du fils perdu et retrouvé nous nous identifions souvent au fils “prodigue”, qui revient au bercail après avoir fait les quatre cents coups. Parfois nous pensons ressembler au fils aîné, jaloux de l’attention accordée par son père à son frère repenti. Mais essayons-nous de ressembler au père, scrutant l’horizon jour après jour dans l’espoir de voir la silhouette de son fils sur le chemin du retour ? Courons-nous vers l’enfant perdu et retrouvé, prêts à l’accueillir les bras ouverts ? Si quelqu’un nous a fait du mal, comment réagissons-nous ? En agissant comme notre Père céleste qui “ne se souvient pas du mal” (1 Corinthiens 13.5) ? Ou en imitant notre famille biologique ? (Genèse 4.8-9).
Nous sommes appelés à imiter Jésus, or Il a Lui-même expliqué : “Mon Père et Moi, nous sommes un” (Jean 10.30). Quand Jésus exprime de la compassion envers les foules affamées et livrées à elles-mêmes, Il ne fait que refléter celle de Son Père envers tous les êtres humains qu’Il a créés (Jean 3.16). Notre rôle est de refléter aussi notre ressemblance à notre Père. Henri Nouwen explique dans son livre “Le retour du Fils Prodigue” comment nous pouvons grandir en maturité spirituelle afin de devenir des “pères spirituels”. Certes, cet objectif est hors d’atteinte si nous nous appuyons sur nos propres forces, mais “rien n’est impossible à Dieu” (Matthieu 19.26). L’importante question, affirme-t-il, est celle-ci : “Voulons-nous ressembler à notre Père ? Pas seulement nous réjouir d’avoir été pardonnés par Lui, mais surtout pardonner aux autres à Sa manière ? Pas seulement être accueillis quand nous revenons à la maison, mais accueillir les autres avec joie et compassion…”
Dieu nous demande de faire preuve d’amour envers ceux qui ne le méritent pas : “Le plus grand amour que quelqu’un puisse montrer, c’est de donner sa vie pour ses amis” (Jean 15.13) ; d’être généreux comme Lui l’est envers Ses enfants : “Mon Dieu pourvoira à tous vos besoins selon Sa richesse, avec gloire, en Christ-Jésus” (Philippiens 4.19) ; de nous réjouir avec ceux qui sont dans la joie et de pleurer avec ceux qui souffrent (Romains 12.15). La preuve de notre maturité se mesurera à notre ressemblance avec notre Père céleste. Nos communautés sont pleines d’enfants difficiles, rebelles ou au contraire renfermés et aigris. Serons-nous des “pères” et des “mères” pour eux ? (1 Corinthiens 13.11). Voulez-vous ressembler à votre Père ?
Bob Gass