Sonde-moi, Éternel! Éprouve-moi, fais passer au creuset mes reins et mon coeur. Psaume 26.2
Le fait de “vider ton sac” peut être une bonne chose. Bien sûr, cela dépend envers qui tu prendras le risque de le faire. Ta colère, ta frustration, ton “ras le bol” ne sont même pas considérés comme un péché. C’est ce que tu feras de ces choses, et la manière avec laquelle tu t’y prendras, qui feront la différence.
Un jour, alors que je me trouvais à l’aéroport et que la sécurité effectuait le contrôle du contenu de mon sac de voyage, de nombreuses “surprises” en sont sorties : des petits sachets noirs, censés renfermer les déjections des chiens, des morceaux de biscuits, un biberon, quelques morceaux de prédications écrites sur de modestes bouts de papier. À cette longue liste venaient s’ajouter des pastilles pour soulager les maux de gorge que je m’étais procurées lors d’un séjour en Allemagne. Je les garde encore aujourd’hui, au cas où “une future urgence” se ferait sentir à nouveau. Puis, on pouvait y trouver aussi plusieurs tickets de métro parisien, accompagnés d’une carte sur laquelle étaient représentées quelques unes des grandes villes du monde. Heureusement que les agents de sécurité ont fait preuve de compassion, en renonçant à fouiller davantage.
Il arrive, et je l’ai remarqué bien des fois, que l’on considère notre coeur comme un modeste sac ou encore comme une poubelle. Dieu est un Dieu d’ordre et nous devons, dès que c’est nécessaire, y remettre de l’ordre.
Prions ensemble : Père, tu connais mes peines, mes chagrins, je te donne mes fardeaux.